Laurent Gbagbo a reçu dans sa résidence plus de 200 chefs traditionnels et des cadres locaux de son parti. Après dix ans d’absence dont huit en détention provisoire, l’ancien président a pris la parole pendant plus de trente-cinq minutes, ponctuant son propos d’anecdotes et se présentant comme la victime d’un procès politique.

Durant son speech , il a  remit en cause la procédure et les poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) : « C’était pas sérieux, il fallait écarter un homme gênant, un concurrent gênant, alors on m’a mis là-bas » alors qu’ il n’y avait rien ». « Je ne suis pas un criminel », clame-t-il.

il s’est appliqué à réécrire le scénario avancé par ses détracteurs, « on peut m’accuser de tout, mais je ne suis pas un criminel », et il s’appuie pour cela sur la décision de ceux qu’ils appellent les « Blancs », à savoir les juges de la CPI qui l’ont acquitté. « Même les Blancs qui ne nous connaissent pas là, qui connaissent pas nos petites querelles ici là, ont su que je ne suis pas un criminel. Voilà… »

En entrant parfois dans les détails, il a ironisé sur les difficultés de l’accusation pendant le procès et les échecs de la procureure, Fatou Bensouda : « En novembre 2018, on nous avait promis 135 témoins du côté de l’accusation. Il y a 82 qui sont passés. Le juge demande au procureur : “Vous avez encore des témoins ?” Il dit : “Non, c’est fini”. (Rires). Les autres là ne veulent pas venir. »

0 0 voter
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
English EN French FR